YEARN FOR CHANGE : « Apocalyptic Tales And Legends From The Epic Underworld »

YEARN FOR CHANGE : « Apocalyptic Tales And Legends From The Epic Underworld »

Genre : « Technical-Atmospheric shit, oh and Punk too. All kind of genre really ! »

Par Romain RICHEZ

A Toulouse, ce ne sont pas les références hexagonales qui manquent (entre Eryn Non Dae., Sidilarsen, H-One ou encore Psykup). A Toulouse, ce ne sont pas non plus les groupes « en devenir » ou prometteurs (ou les deux à la fois) qui manquent. D’ailleurs, YEARN FOR CHANGE est l’exemple type de cette dernière affirmation, Apocalyptic Tales And Legends From The Epic Underworld en est dignement la première mise en son. Et comme d’habitude, ILLICO! se veut (et se doit) d’être toujours à la pointe et à l’affut des dernières découvertes et bien évidemment de les faire partager. Alors assez de temps perdu, sortons le chaudron, le balais et les boules de voyance, car YEARN FOR CHANGE débarque avec toute sa magie et ses sept sorcières.

Y a pas à dire, de suite avec la typographie de YEARN FOR CHANGE, on sait à quel type de groupe l’oreille aura à faire. Plus précisément, le style « dactylographique » amène directement le tympan à alerter la nuque qu’ils vont, tous deux, partir sur de blancs destriers vers des contrées éloignées (ou proches) combattre des montres fantastiques (ou réels) sur un ton sérieux (ou complètement décalé). Alors jeune écuyer (ogre, troll ou bonne fée), scelle ton cheval, grimpe sur ta monture et prends ta gratte à deux mains, parce que ça va être mouvementé dans le chaudron !

Tout de suite, il faut affirmer que YEARN FOR CHANGE n’a rien à voir avec le « Yearn For Change » de Paradise Lost (issu de Draconian Times sorti en 1995), et ce n’est pas pour déplaire. Et ensuite, « Burn » se chargera de te rappeler que de folles péripéties se préparent pour la prochaine vingtaine de minutes. Forgeant ses armes bien plus dans la lignée de la folie délirante d’un Trollfest que du sérieux d’un Enslaved, YEARN FOR CHANGE sait allier son growl à ses contes épiques et ses riffs aux légendes que les décibels se plaisent à conter (« Avoid The Fate »). Plus loin que d’étaler de la simple prose fantastique, les toulousains de YEARN FOR CHANGE s’attèlent à la démonstration d’une espèce de pagan à tendance mélodique parsemés de diverses morgenstern à la sauce folk ou de diverses lances aux inspirations viking (« Heroes »). Même si la question « death mélodique à chapeau » ou « true pagan, folk, machin à balais volants » fera évidemment débat, YEARN FOR CHANGE développe sa propre atmosphère et son propre univers, et c’est là tout ce qu’on lui demande (en plus de faire remuer des culs). Emmenant l’oreille dans de nombreux périples entre espaces rocailleux dignes du Mordor et plaines caverneuses recouvertes de pins, Apocalyptic Tales And Legends From The Epic Underworld dévoile, sous les ailes d’un dragon par grand soleil, la pureté de son âme mais surtout l’envoutement proféré par ses notes et odes maléfiques (« Back To Skull »). Alors oui ce n’est que le premier EP de ce jeune groupe, mais par ce premier EP, n’importe quel fan intraitable de Skyclad, de Bathory ou de Finntroll trouvera son bonheur. Et encore mieux, chaque fan amoché de Barbar’O’Rhum, d’Ethmebb ou encore d’Okmah trouvera également son bonheur (« Dance Of The Seven Dead Witches »). Pour le reste, entre les riffs échappés des chaudrons magiques et les cymbales récitant leurs incantations noires, Apocalyptic Tales And Legends From The Epic Underworld a de quoi laisser la serpe de Panoramix se barrer sans lui, mais surtout A.T.A.L.F.E.U te feras gueuler à n’importe quel druide poussiéreux « Ah t’as l’feu au cul ! » d’avoir trop écouté YEARN FOR CHANGE.

Bref, YEARN FOR CHANGE c’est la sorcière de Blanche Neige mais en mieux, les oracles du Hercule de Disney mais en plus dégueulasses ou encore les Ephores corrompus de 300 mais en plus nymphos. En plus, cerise sur le gâteau ou œil de dragon dans la potion, A.T.A.L.F.E.U est livré avec des badges, des stickers mais surtout des préservatifs pour, cette fois, pratiquer la « Dance Of The Seven Dead Bitches ». Alors, à défaut d’êtres magnifiques et magistralement laides, elles sont pas belles et généreuses nos sept sorcières (et accessoirement nos cinq musiciens) ?

Pour les fans de : Ensiferum, Infinityum, Trollfest, Eluveitie etc.

Tracklist :
  1. Burn
  2. Dance Of The Seven Dead Witches
  3. Heroes
  4. Avoid The Fate
  5. Back To Skull

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