SJOCK FESTIVAL 2017

SJOCK Festival ! sans blague

7 au 9 Juillet à Gierle, Belgique

Photos et texte jour 1 & 2 :Sylvain STRICANNE

Photos jour 3 : Greet Druyts que vous pouvez suivre sur flickr.

C’est Speedo de Rocket From The Crypt qui lance le pavé dans la mare en soulevant la question du week-end : « Sjock, c’est pas un nom de festival, ça veut dire quoi ». SJOCK ou le choc de de la rock’n’roll attitude. C’est ce que cela signifie.

Le week-end de 3 jours s’annonce chaud, la canicule se fait sentir pour le plus grand bien des festivaliers. L’arrivée sur le site se fait par des chemins vicinaux au milieu des champs de maïs, bien loin de la ville. L’emplacement est bucolique, caché au milieu d’une forêt d’épicéas. Le camping, c’est Woodstock avec des personnes qui ont la banane en guise de coiffe. Les tentes, les caravanes et camping-car sont anarchiquement installés. A l’entrée il est inscrit « FULL ». Je vais comprendre plus loin pourquoi.

Bien que peu connu en France, SJOCK bénéficie d’un plateau varié et de qualité. Cela attire vraiment les foules. Ce qui m’impressionne le plus en entrant c’est le look de beaucoup de festivaliers : style 50’s classieux de la tête aux pieds. Je constate aussi que 90 % des personnes sont tatouées à outrance.

Mais ce qui nous intéresse c’est la musique. C’est The Rhumba Kings qui ouvre le bal. Le trio nous joue un rockabilly vraiment au point. Mark à la contrebasse slappe comme jamais, il a le sourire de celui qui passe un bon moment avec ses potes. Le guitariste avec sa Gretsch est pur jus Rockabilly dans ses mimiques et le batteur me rappelle Brian Setzer plus svelte. 30 minutes plus tard direction la grande scène. Les Australiens de The Living End sont attendus par un grand nombre de fans. Le show commence mollement, il faut que le contrebassiste se chauffe mais très vite le guitariste se lâche et saute dans tous les coins. On sent le show bien rodé sur des grandes tournées, en effet, The Living End tourne avec Green Day. Le contrebassiste se met en équilibre sur son instrument puis c’est autour du guitariste de faire un solo dessus. Bouglione sort de ce groupe !!!! Pour finir le set, le trio enchaîne les hits dont le fameux « Prisoner of Society ».

Direction une autre scène où The Gories joue, l’harmonica maléfique du leader s’en donne à cœur joie, ça rocke dur mais ça rocke du bon. C’est déjà au tour du big band Rocket From The Crypt et ses cuivres endiablés, ses rythmiques entre punkrock et rock’n’roll, comme si Elvis était né de nos jours. La durée de leur show est courte et Speedo le leader chanteur/guitariste trouve le moyen, comme à son habitude, de trop parler…On entendra toutefois la majorité de leurs meilleurs morceaux issus de l’album « Scream, Dracula, Scream ! ». Une merveille à entendre en live. Pour finir ma soirée, je passe écouter The Legendary Shack Shakers. C’est un peu comme si Iggy Pop avait pris possession du corps de Jerry Lee Lewis. Ça décoiffe.

La deuxième journée sera un peu particulière musicalement car en balance entre musique cool et brutale. J’arrive en fin d’après-midi afin d’être certain d’entendre Zeke. C’est le groupe belge Brutus qui est sur scène. Trio maléfique emmené par une batteuse chanteuse très…brutale. Chercher de la douceur était primordial et c’est The Cactus Blossoms qui l’apportera. Ce groupe de teenagers venu du Minnesota joue des reprises de titres obscurs de la country. Leur style est particulier, c’est certainement pour cela que l’on retrouve le combo dans les musiques de la série Twin Peaks.

Je mets les voiles sur une scène annexe où jouent les surfers de l’extrême de The Mullet Monster Mafia. Bonne pioche, bonne surprise : leur surf music est jouée façon hardcore. Ces portoricains ont la classe et se donnent à 200 %.

Enfin, puis je dirais malheureusement voici le tour de Zeke. Leur hardcorepunk est speed sur album, malheureusement, à mon avis trop brutal en live. 50 minutes de musique avec des titres essentiellement de 2minutes 30 maximum joués tellement forts que l’on ne distingue que très difficilement la différence entre chaque titre…

Charlie Hightone and the Rock-Its’ vient égayer un peu ce moment de doute musical. Leur rockabilly typé rock’n’roll 50’s est vraiment unique. Le chanteur est à la guitare acoustique, il ne ménage pas sa gratte, les morceaux ont un bon tempo, ça sonne bien. Quel plaisir !!!

Enfin pour finir en beauté, Bad Religion est venu apporter un peu de punkrock traditionnel. 1 heure 10 de concert qui en ont paru 15 minutes tellement le groupe a enchaîné tous ses titres phares en beauté. Un beau moment de partage avec un public acquis.

Cela finit pour moi SJOCK, je rate donc la 3ème journée avec regret où sont passés : Hellacopters, Fleshtones, New Bomb Turks et Nashville Pussy. Je vous laisse découvrir les clichés de ma consœur Flamande Greet Druyts.

Il n’y a pas à dire, les Belges savent organiser des festivals, qui plus est, atypiques. Il faut y goûter à ce Sjock pour ne plus s’en défaire. Un style unique, des groupes rares et précieux. On y reviendra tous les ans et vous ?

Photos Sylvain Stricanne
Photos Greet Druyts

 

 

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