WILD PRIMATE

WILD PRIMATE

Par Romain RICHEZ

Avec pas loin d’une année d’existence, WILD PRIMATE et son mélange de rock, de macaques et de décibels est assurément l’association naissante à suivre de la scène lilloise ! Bref, plutôt que de tergiverser longuement, le mieux est encore de rentrer dans le vif de la banane et de laisser la parole à ses fondateurs. Et le mieux du mieux est encore de faire un retour complet, détaillé et précis sur le collectif, ses groupes et son WILD PRIMATE FESTIVAL #1. Pour ça, pour le plaisir des yeux ainsi que des tympans, et après avoir envahi quelque peu le ILLICO!#19, WILD PRIMATE remet ça sur le site ILLICO!. Mais cette fois, l’interview se retrouve dans son intégralité et en version non censurée. Alors, que demande le peuple musical de plus ? La banane évidemment !

Salut Igor, Nico et Amandine ! Tout d’abord, comment ça va ? Et ensuite une petite présentation s’impose d’elle-même, non ?
Igor : Salut Romain, très bien je te remercie ! Alors moi c’est Igor, à titre personnel j’évolue au sein du groupe de rock français Nobody’s et concernant Wild Primate, on peut dire que je suis le président de l’association, ou plutôt son gorille en chef !

Amandine : Haha ! Alors pour ma part, Amandine enchantée ! Plus sérieusement, on peut dire que je suis graphiste donc en charge de tout ce qui est visuel et donc en quelque sorte apprentie macaque…

Nicolas : Moi c’est Nico et tout comme les deux premiers babouins, je suis aussi ce qu’on pourrait appeler un membre fondateur. Mais sinon je revêts également une mini jupe dans mon rôle de trésorière sexy ainsi que pour d’autres activités qu’on ne détaillera pas ici… Du moins pas maintenant, j’en suis qu’à la première bière et faut encore paraitre sérieux !

Commençons par le début, comment est née l’association WILD PRIMATE ? Ou plutôt comment ses babouins sont sortis de la forêt ?
Igor : On est pas encore vraiment sorti de la forêt mais on commence à s’en échapper ! Plus sérieusement, Wild Primate a vu le jour des suites d’une idée entre Nico et moi. En fait, on travaillait ensemble, du coup on parlait beaucoup de musique, d’ailleurs nous avions chacun nos projets musicaux (Nobody’s pour Igor et Audioriders pour Nicolas). Du coup, on n’arrêtait pas de se dire « ce serait bien de faire un truc ensemble, ce serait bien faire un truc ensemble, ce serait bien de monter un label, un truc de musique ». De là, on s’est dit que nous avions pleins de contacts, pleins de personnes autour de nous, alors on s’est demandé tout simplement la meilleure façon de les rassembler.

Nicolas : L’idée est venue aussi par rapport à une sorte de label d’un groupe indépendant qui diffusait d’autres groupes indépendants, et on a trouvé l’idée vraiment sympa ! Cela donne vraiment un mode de communication, un support de communication très intéressant. Dans le principe de monter une association, par ce fait de pouvoir gérer des concerts, il y avait avant tout et surtout la volonté de réunir plusieurs groupes et ainsi de gérer une meilleure communication.

Du coup, selon ses fondateurs, comment définir WILD PRIMATE ? Comme une sorte de fan-club de la Planète des Singes ou comme des guignols s’agitant pour faire du rock’n’roll ?
Igor : Comme des guignols s’agitant pour faire du rock’n’roll ! En fait Wild Primate, c’est l’amour du rock avec cette volonté d’aider les groupes au niveau communication, à développer leur visibilité, à organiser des dates et pleins d’autres choses.

Amandine : Mais l’idée d’une réunion autour d’un fan club n’est pas totalement fausse. En fait, pour parler de Wild Primate, on préfère parler d’un collectif plus que d’une association. Wild Primate ce n’est pas que Nicolas, Igor ou moi, Wild Primate c’est l’ensemble des membres des groupes. Wild Primate ne serait pas, n’existerait pas sans les groupes qui la composent, et d’ailleurs, chaque groupe du collectif est un peu ambassadeur du collectif.

Nicolas : En gros, Wild Primate c’est plus on est nombreux plus on est forts, mais plus on est de fous plus on rit ! En fait, il y a plein de lieux où jouer, il suffit juste d’organiser les choses, de se partager les choses, on peut tellement organiser de choses avec les gens, c’est enrichissant ! Il ne faut pas penser qu’à son groupe, penser individualiste, mais penser également au global, au public, à passer une bonne soirée avec plusieurs groupes. Et le terme collectif passe bien pour cela, il faut se serrer les coudes pour que ça bouge !

Comme nous avons pu l’évoquer brièvement toute à l’heure, WILD PRIMATE c’est du « Music Development », concrètement que fournit l’association ? Les premières groupies et les premières malles remplies de billets ?
Igor : Ni l’un ni l’autre, et la seule fille qu’il y a je ne veux pas la refiler ! « Music Development » c’est le souhait de développer les groupes en termes de communication et de visibilité, ce n’est pas pour leur apprendre comment jouer ou comment se présenter sur scène. C’est plus pour dire « tu ne sais peut être pas comment parler de toi, nous on peut et on veut t’aider », on peut aider à travailler l’image, communiquer sur les réseaux sociaux, donner de la visibilité sur notre site internet, donner l’opportunité de faire partager des scènes avec d’autres groupes, de croiser d’autres publics etc. C’est surtout l’idée d’aider à développer la communauté autour du groupe.

Nicolas : C’est comme un métier à plein temps. Pouvoir amener une telle communication demande énormément de temps, pour le faire de façon optimale, il faut vraiment quelqu’un à plein temps. Je pense que c’est un besoin que les groupes ont de communiquer, sur les réseaux sociaux notamment. Par exemple à titre personnel, avec mon groupe Audioriders, nous nous sommes très vite rendus compte que cela prenait énormément de temps, et à vrai dire nous étions un peu perdus. Quoi qu’il en soit, tout ce boulot de communication, Wild Primate le fait très bien et c’est une aide bienvenue !

Sur le site de l’association, on peut lire « Pour rester indépendant, il faut rester sauvage », qu’est ce que ça vient faire là ?
Igor : Il faut reste soi-même ! Wild Primate reste tant sauvage que convivial, d’ailleurs les groupes peuvent y mettre ce qu’ils veulent, apporter des idées etc. Toute proposition est la bienvenue !

Amandine : Chez Wild Primate, il n’y a pas la volonté d’éduquer un groupe comme pourraient le faire certains producteurs. Le côté sauvage est dans le fait que l’on prend un groupe par rapport à sa musique, à ce qu’il fait, et que nous le laissons tel quel, il garde une totale indépendance. En quelque sorte : viens chez nous, on te prend comme tu es, et dans tous les cas tu resteras autonome. C’est ça le côté sauvage !

Maintenant, la question la plus importante : pourquoi un gorille comme mascotte ?
Igor : La banane est un peu pour le gorille, ce que la carotte est pour l’âne ! En fait, le primate est une idée de Nico ! Nous avions un groupe, Wild Fuzz, à côté j’avais également un projet de montage de vidéos cycle rétro pour lequel j’avais crée un logo « Wild Cycle ». Du coup, un jour Nico m’a sorti « Pour l’asso tu vas encore nous faire un wild machin ? Tu ne voudrais pas, ne pas se prendre au sérieux et mettre un singe ? J’sais pas, on pourrait l’appeler Wild Primitive ou Wild Primate… ». C’est venu comme ça, j’ai sorti le logo, je lui ai montré et on s’est dit « Putain mais c’est trop ça ! ». Finalement, on a tous très vite adhéré à la mascotte. En plus, ça représente bien que le rock ce n’est pas quelque chose de sérieux, le rock doit rester l’esprit rock’n’roll : c’est bouger, c’est faire les cons !

Nicolas : Quelque part, le côté du nom, de la mascotte, c’est quelque chose qui apporte un plus, une petite fantaisie pour nous. Le macaque, c’est d’être sérieux mais sans toutefois se prendre au sérieux, quand on va en concert c’est pour se lâcher. Quand on va au zoo, le gorille se lâche, Wild Primate c’est la même chose, quand tu vas voir un concert de Wild Primate il faut se lâcher ! D’ailleurs, on devrait louer un costume pour qu’une personne fasse le gorille dans la fosse, il monterait sur scène et tout. Si possible, un costume avec deux petits trous aux fesses pour qu’il puisse montrer son cul !

Ouais, ce serait pas mal, en effet ! D’ailleurs en parlant de scène, il y a actuellement sept groupes WILD PRIMATE, je pense qu’un petit panorama s’impose. Alors ça donne quoi le rock vu par un macaque ?
Nicolas : Il y a vraiment un peu de tout finalement, il y a une certaine diversité musicale. Pour les styles, il y a tout d’abord du rock alternatif français, notamment avec O.F.F et NOBODY’S. Puis, il y a RAPTOR KISSES, un peu plus calme, c’est plus du rock-folk. Il y a également des groupes grunge / garage mais toujours pointant vers l’alternatif, on peut parler de SHARP NOISE et de VIOLENT GEISHA. Dans le même genre, il y a également AN EYE ON FALL qui envoie pas mal ! Enfin pour finir, le rock alternatif d’AUDIORIDERS avec une chanteuse et quelques pointes de stoner.

Amandine : Mais surtout dans tous ses groupes, il y a ce côté sauvage, cette pointe de rage, c’est assez énergique, c’est rock !

Igor : D’ailleurs on aime bien leur donner l’appellation de « Wild Garage ». Mais ce qui me touche le plus est que trois groupes ont des textes en français, j’en suis très heureux ! Pour moi, le français est plus exigeant, plus difficile à manier musicalement, je pense notamment que le public est sans doute plus exigeant vis-à-vis des textes dans la langue de Molière.

Pour rester dans la thématique des groupes bien énergiques, quelles sont les « conditions » pour qu’un groupe puisse intégrer WILD PRIMATE ?
Nicolas : Des bananes !

Igor : Ouais des bananes ! Plus sérieusement, depuis le début, on a fonctionné uniquement au feeling, il n’y a pas tellement de conditions. L’aventure a commencé par Audioriders, puis Sharp Noise et O.F.F dans la foulée et ainsi de suites. Tout s’est fait en quelque sorte sans même y être préparé et sans avoir prévu d’intégrer tel ou tel groupe, juste du feeling ! L’association essaie tout de même de garder une ligne directive : le rock alternatif. Tout simplement pour des raisons pratiques, comme il y a des partages d’affiches, autant que les groupes puissent s’accorder et que le public soit satisfait. Mais l’important est vraiment le côté humain, le fait de d’abord rencontrer les groupes, boire une bière, discuter et de bien expliquer ce qu’était Wild Primate pour éviter les fausses attentes. D’ailleurs Wild Primate essaie vraiment de faire passer en premier ce côté convivial, humain mais assurément rock à babouins !

Alors du coup maintenant, et après presque une année d’existence, quels sont les premiers bilans que WILD PRIMATE peut tirer de son activité de rock à babouins ?
Igor : Alors le premier bilan est un bon bilan, on en est très content ! Au total, on a démarré il y a neuf mois avec trois groupes, désormais nous sommes sept. Wild Primate c’est aussi vingt-quatre concerts dont vingt-et-un en Région Hauts de France. D’ailleurs, ces événements répondent directement à notre souhait de faire bouger les choses. On est lillois, alors naturellement on veut aider à faire bouger la scène lilloise ! Mais Wild Primate c’est également vingt-neuf membres, si on regroupe les groupes et le staff. Il y a neuf mois, nous n’aurions jamais pu imaginer tout cela !

Après le passé, place au futur ! Les bonnes résolutions pour 2017 de WILD PRIMATE, surtout au niveau projets, ça va donner quoi ?
Igor : Ce qui est sûr est que l’on ne mangera pas moins de bananes ! Wild Primate aimerait bien développer une partie E-commerce, pour pouvoir permettre aux groupes de vendre du merchandising, leur EP etc., et ce directement sur le net via une plateforme spécialisée. Maintenant, il reste toute la question de la logistique à amener à cela. L’association cherche également à développer ses partenariats avec les acteurs animant les nuits lilloises, afin de pouvoir encore améliorer nos liens et faire tourner encore plus de groupes.

Nicolas : Nous avons également aussi pour projet de développer notre réseau dans d’autres régions, pour trouver d’autres associations de programmation en dehors des Hauts de France et se développer encore davantage. En tout cas, l’idée est de continuer à s’étendre et à tisser des liens dans la Région mais également de chercher à s’exporter en dehors. Alors ça ne va pas débander, on aura toujours la banane !

Amandine : Mais surtout, le souhait pour 2017 est d’être présent sur les plus grosses scènes de Lille !

En parlant de gros projet, la date Roubaisienne du 25 février, le WILD PRIMATE FESTIVAL #1, c’est quoi ? Une campagne de communication massive avec un lâcher de babouins ?
Amandine : Ouais, un véritable lâcher de babouins ! En même temps, on va peut être lâcher un gorille à partir de la scène, qui sait… En tout cas, ce qui est sûr est qu’il y aura des babouins qui se lâcheront sur la scène avec leurs instruments.

Igor : On va faire un lâcher de bananes, c’est communicatif ça ! Le 25 était l’occasion de se dire que Wild Primate pouvait organiser un gros événement. Nous nous sommes dit que nous étions sept groupes dans l’association, et que ce serait cool d’arriver à faire un truc tous ensemble et c’est tombé sur le 25 ! Malheureusement, on sera six au lieu de sept (O.F.F voguant sur les routes vers Compostelle…). Alors oui, c’est un coup de comm’ un peu !

Le 25 c’est également parce que l’Hôtel de la Musique essaie de redorer son blason comme endroit musical, ce n’est pas que pour les répètes, ils ont une salle offrant des capacités très sympas ! Quand on leur a proposé le projet, ils ont tout de suite dit oui, ils sont demandeurs de ce genre d’initiatives, et je pense que peu de personnes se rendent compte que l’Hôtel de la Musique est une salle dispo et ouverte sur Roubaix.

Mais surtout, le 25 c’est un peu comme une première expérience, un premier gros test, pour voir comment ça se passe. Alors si tout se passe bien, oui, oui, oui il y en aura d’autres ! J’aimerai vraiment que l’on arrive à développer au-delà du concert, de l’expo, développer davantage le côté culturel, ce serait super. En tout cas, on ne sait pas où on va, jusque où ça ira… On met un pied devant l’autre et on avance ! Pour l’instant, on avance bien parce qu’on avance à plusieurs. Wild Primate ce n’est pas une association dans la vision, mais un collectif, les groupes se sentent en faire partie, se sentent impliquer, apportent leurs idées et les groupes dessinent un peu la suite en quelque sorte.

Amandine : Bref, tous les groupes du collectif attendent le 25 ! Il y a neuf mois de création de Wild Primate à se prendre dans les oreilles ! Et la banane c’est pour la fin…

Pour récompenser les lecteurs qui sont arrivés presque à la fin de l’interview et pour montrer à tous qu’à WILD PRIMATE il n’y a que des gens biens, quelle est la meilleure vanne des fondateurs de l’asso’ ?
Igor : Deux curés sont sous la douche, le premier regarde le deuxième est lui dit « t’as pas un peu grossi ? ». Le second lui répond « oh mais non, je rentre toujours dans du six ans »…

Nicolas : Mouais pas mal, mais j’ai mieux ! C’est l’histoire d’une fille qui a un petit problème : elle a « le minou qui sent l’oignon ». Elle est hyper mignonne pourtant mais bon, à chaque fois qu’elle rencontre un mec, c’est la catastrophe : dès qu’il « descend à la cave », le mec est dégoûté et se barre en courant. Un jour sur un site, elle tombe sur un mec qui lui explique qu’il n’a pas d’odorat, elle le contacte, ils se retrouvent, fin de soirée tout se passe bien, place aux choses sérieuses ! Le gars commence à descendre, puis il relève la tête et lui dit « c’est dingue, tu pues l’oignon !! ». Alors elle lui demande « mais tu n’as plus d’odorat, comment tu peux savoir ? », ce à quoi le gusse lui répond « j’ai les yeux qui pleurent ! ».

Amandine : La meilleure vanne sera pour la fin : c’est un gorille qui respirait par les fesses, un jour il s’est assis et il est mort… C’est tout ce que je pouvais faire désolée…

Sur cette poésie, le mot de la fin, celui qui mettra l’eau à la bouche et la banane dans les tympans, et qui par la même occasion attirera tous les fans de Rock de la Région, est pour vous !
Igor : Pour refléter l’aspiration première du collectif, ce sera : c’est quand qu’on joue du rock’n’roll ensemble sur Lille ?

Nicolas : Pour ma part, ce sera un petit rappel de notre slogan : on doit rester sauvage. Alors j’aimerais que Wild Primate attire des groupes qui se laisseront aller et qui resteront tels qu’ils sont, semblables à eux-mêmes et donc sauvages !

Amandine : Moi ce sera : viens on est bien ! Ouais c’est bien ça, « viens on est bien » ! En tout cas, merci à toi d’être venu pour l’interview !

Mais c’est toujours avec plaisir et passion. En tout cas merci les macaques et à très bientôt ! Pour ma part, je ne prendrai pas le risque de sortir ma meilleure vanne mais comme mot de la fin, j’avancerai qu’on est très bien avec Wild Primate et je coucherai simplement par la plume (plutôt le clavier en fait…) que Wild Primate est une belle initiative bien ambitieuse qui aidera assurément plus d’un groupe et qui, surtout, est amenée à se développer. En d’autres mots, Wild Primate est à suivre de plus près ! En plus, un primate à lunette fan de rock’n’roll ça ne se voit pas souvent, même au zoo…

 

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