UN BON GROEZROCK 2017

GROEZROCK 2017

29 & 30 Avril 2017, Meerhout, Belgique

Photos et texte par Sylvain Stricanne / Filming par Silvère Vasselin

3 semaines après la fin de cette nouvelle édition du GROEZROCK, me voilà encore bercé par ce week end de musique punkrock, hardcore et metalcore de haut vol. Une légère mutation du festival c’est opérée cette année avec 2 têtes d’affiches en décalage : DEFTONES et PARKWAY DRIVE et des scènes plus petites…cela ne change rien à l’essence même de ce très bon festival. Avec 1 grande scène sous tente (8000 personnes), une annexe d’environ 3000 et un grand podium ouvert. Cela raccourci les kilomètres à parcourir et le slalom entre les personnes qui déjà avant l’heure sont avinées, enfin en Belgique : enbièrés ? Questionnement perpétuel quand on va dans un festival, que l’on voit des personnes qui loupent la moitié des groupes pour cause d’alcoolémie accrue. Je ne prône pas le straight edgisme mais quel dommage pour eux !!! Ceci dit, votre reporter ici présent et son acolyte webmaster d’ILLICO ! MAG : Silvère Vasselin ont des provisions à base de St Feuillen Grand Cru et ne prennent pas le temps de les savourer…

Enfin revenons à la musique qui ne n’a pas déçu durant les 2 jours. RED CITY RADIO ouvre le festival sur la grande scène avec dès le début les hymnes de leur Punkrock/Emo. Ils sont en terrain conquis car ils font partis des chouchou de GROEZROCK depuis quelques temps. Le nombreux public montre que RED CITY RADIO n’est pas le simple petit groupe que l’on case en début histoire de faire plaisir. Le groupe place haute la barre de la qualité mélodique et nous abreuve de riffs tueurs de nouveaux titres le tout en 35 minutes chrono.

Déjà il est temps de rejoindre le groupe suivant qui se trouve sur le podium ouvert « Watch Out » : TOY GUITAR qui remet au goût du jour par la couverture de leur album le quad roller kitsch. Le groupe est aussi surprenant par le style extravagant du chanteur guitariste que par leur popunk catchy et sautillante. Rien de révolutionnaire mais tellement efficace. On en redemande.

Retour à la grande scène pour une pointure : THE FLATLINERS et leur punkrock hyper mélodiques, les Canadiens sont bien plus lucides que lors de leur passage au Festival Brakrock l’an passé, ça fait plaisir. Toujours dans un format court pas le temps de développer trop de nouveaux titres. Ils vont à l’essentiel.

Rapidement, nous faisons un passage sur la seconde grande scène « Back To The Basics » et effectivement, on y verra les groupes essentiels dans chaque style et à 14H55 se sont les Australiens de CLOWNS qui se déchaînent avec leur style hardcore punk et leur look Hard FM, les aficionados sont venus en masse. Toute approche serait dangereuse et nous coincerait pour enchaîner sur le groupe suivant. En tout cas, on savoure leur engagement musical et leur style. Un must !!!

Arrivent les punkrockers teintés de folk que sont les SWINGIN’ UTTERS. Fan inconditionnel, aucune déception possible en toute objectivité. Le show est assuré par le chanteur Johnny Bonnel qui est soit sous dope, ou autiste ou carrément sorti d’HP. Il en devient inquiétant…

MEWITHOUTYOU enchaîne sur la grande scène. Je m’attend à un show chaotique et ça sera le cas, leur savant mélange d’indyrock et post-hardcore leur vaut d’être qualifié de groupe art-rock et leur musique reflète bien cela et scotche pas mal de monde.

17h25, une pause s’impose avec un peu de douceur avec au loin TIM VANTOL. Très pop mais version punkrock. Le temps de patienter pour THE MENZINGERS que j’avais qualifié de « MOU-ZINGERS » il y a quelques années. Ce n’est plus le cas, leur dernier album est une vraie révélation, le groupe est extraverti et percutant. Superbe popunkrock à retenir.

On continue de plus bel avec le hardcore melodique des légendes STRIKE ANYWHERE qui assurent, mais pas autant que BOUNCING SOULS, bien que l’on pourra regretter le show à minima de Greg Attonito.

A cette heure, 20h, il est temps de s’équiper pour affronter le froid qui vient de tomber brutalement : 1 damart, 1 T-shirt manche longue, 2 sweats capuche et 1 bonnet feront l’affaire…effectivement. Le pays Flamand est encore froid et humide en soirée. Enfin comme chez nous dans le Nooooord.

Une frite et fricadelle plus tard et une truculente rencontre avec une bande de potes venus de Suisse, nous recommençons en tempo avec les loufoques AJJ. Leur Folk Punk décalée est une pure merveille en album…et en live encore plus. A la fin du show, il nous reste 50 minutes pour attendre ANTI-FLAG, un passage rapide pour nous faire regretter d’avoir raté THRICE, il faut foncer pour être bien placé pour nos punkrockers favoris. Le show a été endiablé et largement emmené par le bassiste Chris Barker. Justin Sane était un peu en retrait musicalement mais pas politiquement et faisait la morale anti-Trump et anti-Lepen. Le mec connaissait bien le sujet, c’était surprenant, mais pas étonnant. Le show a été le meilleur vu de leur part, j’y suis resté jusqu’au bout tandis que mon acolyte part pour DEFTONES. Il me racontera le drame de Chino Moreno qui gonflé à bloc saute partout sur scène mais qui se retrouve à chuter parmi les photographes en croyant sauter sur un haut-parleur. Semblant de rien il continua le show dans le public, puis remonta sur scène une chaussure en moins…il boitait, mais il continua là où beaucoup auraient fait leur starlette. Big up Chino !

Fin de la première journée, il est temps d’aller dormir dans la voiture…
La seconde journée pour nous se passera principalement sur la scène centrale. Début à 12h avec les Belges de F.O.D. Les vieux de la vieille connaissent le punkrock comme personne et pique leur style dans tous les bons groupes : Nofx, Pennywise, Bad Religion. Mais un peu frileux ou pas au point ils joueront la sécurité de leurs vieux titres et de rares titres de l’excellent dernier opus.

Puis arrive la grosse surprise pour une majorité du public qui ne les connaissent pas. Les Anglais de SKINNY LISTER vont balayer tout et mettre un courant positif pour tous avec tous leurs hymnes enchaînés avec brio.

Les Canadiens de BELVEDERE nous balancent leur skatepunk de qualité tels des Tony Hawk sur une rampe du GROEZROCK. Le petit son métal et les riffs punks se marient parfaitement.

Sur la scène « Watch Out », il me tarde d’aller écouter les 2 filles de MOBINA GALORE qui sont vraiment carrées et parfaites, c’est une vraie claque.

Les rois de la scène que sont ZEBRAHEAD sont chauds bouillants et excellents avec le punkrock rapé accompagné de leur guitariste solo de folie. Il faut les voir pour comprendre, le public adhère à 200 %.

Je pars pour interviewer SKINNY LISTER en espérant ne pas louper le retour de l’année : CHOKING VICTIM. 15 minutes de retard mais pour toutefois entendre les meilleurs titres du premier album et constater amèrement que pour du crackrocksteady, tout cela est bien trop statique.

Interview oblige et pas des moindre nous partons à la rencontre de Toby Morse de H²O, le courant passe super bien, on tarde, nous parlons musique, skate, tattoo et vegan.

Il est temps de le laisser se préparer et nous, de filer en flânant backstage pour le second grand retour : les Hollandais d’UNDECLINABLE AMBUSCADE. Ils ont vieillit de 20 ans mais leur skatepunk est inchangé, toujours aussi bon et forcément en terrain conquis. Les pogos et mush-pit sont intenses. Le show était un dilemme qui nous fait rater COCK SPARRER.

 

Nous restons à notre très bonne place pour écouter H²O. Leur hardcorepunk est sans concession et toujours d’une efficacité certaine. Positive Mental Attitude de rigueur. On aime tellement que l’on décide de rater le début de PENNYWISE. De toute manière tant qu’on ne rate pas le titre « Bro Hymn », tout va bien. (c’est le titre qu’ils jouent systématiquement depuis 20 ans en fin de concert). Nous ne finiront pas par le super show de PARKWAY SRIVE qui aurait fait pâlir la pyrotechnique de Ramsteinn.
Politesse oblige nous passons saluer le meilleur vigile du GROEZROCK : Michel avec qui nous avons sympathisé. Oui car chez Illico ! Nous sympathisons avec les musiciens (la belle Lorna Thomas de SKINNY LISTER, Toby Morse de H²O), les fans de musique qui nous arrêtent tous les 20 mètres pour les prendre en photo (cf la galerie des portraits) et les vigiles sympa : dont Michel…nous avons cherché Jacky mais pas trouvé….Nous reviendrons l’an prochain c’est certain.
Merci GROEZROCK, merci Hans, merci Jan pour les interviews, merci Greet, merci à tous ceux qui rendent ce super festival, cette bouffée d’air frais, possible depuis plus de 25 ans.

Galeries des groupes
La galerie des portraits

 

Le filming par Silvère Vasselin

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