STICK TO YOUR GUNS + NETFASTCORE à L’Aéronef

Stick To Your Guns + Netfastcore

12 Avril 2017, L’Aéronef, Lille

Par Sylvain STRICANNE

L’Aéronef en format Club, c’est une Aéronef inversé, le fond de la salle habituelle se transforme à mini salle pour s’adapter à des formules concerts de 300 à 400 personnes, contre 2000 pour la grande scène. Ce mercredi soir les 400 personnes sont sur-motivés, il faut dire qu’il y a de quoi car ces concerts s’annoncent percutants.

Les “international” Nordistes de NETFASTCORE en guise d’apéro, c’est du costaud. On sait, vu leur pédigrée de tournées que leur show même s’il est limité à environ 30 minutes sera bestial. Ils ne démordent pas à leur réputation. Leur hardcore lorgne avec le doom façon pitbull tout en exploitant des guitares aux mélodies métal. Ça speed tel un lévrier sur un cynodrome, on en prend plein les oreilles avec 7 titres qui font la part belle à leur album de 2014 : “And Everything Returns To Dust“, on y retrouvera l’épique: “Legion of the Hopelessness”, le tonitruant: “Broken and Bruised”, ainsi que “The Plot”, “The Fall” et “Mycenae” mais aussi sorti de leur dernier Ep : “The Wrong Hand“. Tout cela s’enchaîne parfaitement pour le grand plaisir des fans venus en masse.

C’est autour de STICK TO YOUR GUNS et surtout à son leader Jesse Barnett d’entrer en scène. Le style et le professionnalisme Américain se met en place dès le début avec “Against Them All”. La hargne de Jesse vient des tripes, il a la haine de l’injustice et compte bien nous le faire savoir. Chaque titre joué ce soir par le combo Californien transpire des messages à la révolte, à l’incompréhension du monde dans lequel nous nous complaisons à vivre: “Empty Heads”, “Such Pain”, “Bringing You Down”, “No Tolerance”. Fort heureusement aussi dur peut il paraître, STICK TO YOUR GUNS qui joue un hardcore newschool à la Comeback Kid, Ignite ou Rise Against, a toujours un message d’espoir, une lueur pas aisée à voir tant le son est lourd et puissant. On retrouve cela dans “We Still Believe”. 13 titres plus tard et des mosh-pit de folies, un confrère de “Lille La Nuit” en entier malgré un concert passé entièrement en front line et des photos pas faciles à prendre avec un éclairage en contre-jour. On se satisfait d’une fin qui tombe à point tant la musique de STYG vous assène de mélodies hardcore et de break émo qui vous disent qu’il vaut mieux être court et percutant, plutôt que long et emmerdant. Ce ne fût pas du tout le cas ce soir à l’Aéronef l’a fête était de rigueur. Je souligne une fois de plus que l’équipe a pris le risque d’une programmation pas gagnée d’avance mais qui a attirée de vrais fans de ce style peu connu.

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