PSYKUP : « CTRL + ALT + FUCK »

PSYKUP : « CTRL + ALT + FUCK »

Genre : Autruche Metal / Truc Iconoclaste et Incontournable

Par Romain RICHEZ

Tu connais un album à l’artwork festif et paradisiaque, à la quatrième de pochette aux allures de spot-prévention contre l’abus d’alcool (qui rappelons le, est dangereux, d’autant plus lorsqu’il y a un hippopotame dans le coin ou une blonde à la poitrine bien fournie). Le tout pendant que le disque en lui-même arbore une belle bouée pour te faire plonger dans le grand bain d’un des orgasmes sonores les plus étrangement efficaces que l’autruche ait pu porter ? Ben à bien y réfléchir, il n’y a que PSYKUP qui puisse pondre un truc du genre…

Après 2008, We Love You All et surtout près de dix ans d’absence (sans prendre en compte la réédition du second album Le Temps de la Réflexion), 2017 signe le grand retour de l’autruche, de son œuf dénommé PSYKUP et surtout de ta tête fracassée sur le sol lorsque tu te prends à remuer la nuque comme les ailes d’un Struthionidé. Et que ça fait du bien de voir la joyeuse bande d’hyperactifs toulousains reprendre du service studio et envoyer chier à peu près tout ce qui restait tranquillement dans le studio d’enregistrement. Alors sans plus tarder les enfants, penchons nous sur ce nouvel album (le sixième de la famille), le petit CTRL + ALT + FUCK.

Et ça commence plutôt pas mal, voire même plutôt pas mal excellemment ou pas mal trop bien(emment) ! « Violent Brazilian Massage » n’est autre qu’une petite explosion prévenant l’oreille que non PSYKUP n’a pas changé, que PSYKUP ne s’est pas assagit. Mais que, bien au contraire, il revient plus remonté que jamais, prêt à faire décoller l’autruche et putain que ça nous avait manqué (à eux aussi si on en croit le « We’re Back ! » de ce premier titre). Et c’est quand on pense que PSYKUP a tout lâché dans cette piste d’ouverture que le reste arrive avec d’autant plus de puissance (« We Will Win This War », « Fuck Me ‘Til The End Of Times »). Pas d’inquiétudes, niveau musical, PSYKUP fait toujours du PSYKUP. Peut être même, d’ailleurs, un PSYKUP plus énervé, plus bourrin et surtout plus dérangé (« The Long Ride Home (Sundown) »). A vrai dire, on pourrait même gueuler « Hé ho ! Les autruches ne sont pas ramollies du bulbe, voyez plutôt… ». Pour les néophytes, PSYKUP c’est du bruit, un ensemble de cris, de growls ou de screams surplombé par des passages clairs et, disons le, mélodieux à faire tomber les lunettes de soleil de notre blonde préférée. Au-delà de ça, PSYKUP c’est des trucs venus de n’importe où, des changements d’ambiances venus d’on ne sait où et un son du turfu comme dirait B2o (« The Intelligence »). En somme, du metal bien sûr, du délire évidemment, et on ne sait pas trop comment qualifier le reste du disque mis à part dire que ça dépote d’la compote. Le tout foutu dans une espèce de prod’ impeccable et implacable (« Crisis Of Today »).

Les compos sont géantes, les érections aussi, et il y a assurément de quoi poursuivre nu toute une échappée d’autruches. En fait, d’expérimentations en expérimentations, de trucs chelous en trucs encore plus chelous, PSYKUP retrace son chemin et ça fait du bien (« Shampoo The Planet », « Cooler Than God »). Sur les anciennes sorties, PSYKUP était souvent décrit comme l’espèce de truc iconoclaste qui ressortait lorsque l’on plaçait dans une oreille les folles exubérances d’un groupe de black-death avant-gardiste et qu’on bourrinait les extravagances d’un System Of A Down sous LSD dans l’autre. Plus de vingt ans après ce premier postulat, le calcul algébrique de base reste le même, si ce n’est que pour ma part, PSYKUP a depuis longtemps dépassé SOAD ou n’importe quelle tribu de blackeux dégénérés. En fait, on pourrait même pousser et avancer que PSYKUP incarne à la perfection le génie créatif. Quoi qu’il en soit, même si ce n’est pas sûr que la bimbo de l’artwork se tape un verre d’Oasis, pour sûr elle s’enjaille sur ce CTRL + ALT + FUCK et elle s’en est tapé la tête à l’ombre d’un palmier plus d’une fois.

Aucun doute n’est permis là-dessus, PSYKUP est bel et bien de retour, son côté brillamment déjanté aussi et n’importe quelle autruche s’en agite déjà les plumes. D’ailleurs, comme ont déjà pu le reconnaitre les savants anonymes du net : « Putain ! C’est putain de génial ! Mais qu’est ce que vous m’avez putain de manqué… Putain que je vous aime, putain ! ». En fait, avec CTRL + ALT + FUCK, PSYKUP livre de quoi se dandiner en bikini sous un soleil cuisant jusqu’à en voir passer, tel un mirage, un hippopotame atteint de gaz démentiels à lui en décoller l’arrière train. Alors, à défaut de vaseline, tu ferais mieux d’étaler ton écran de protection totale car le retour de PSYKUP va taper (en fait il tape déjà), va faire s’envoler tes mojitos et risque de faire cramer ton hifi. Sinon, si tu as de la vaseline, prépare simplement tes fesses à encaisser la claque puis le poing… Bref, PSYKUP est de sortie et avec lui le « SSanta ClauSS (Write Me A Letter) ». Du coup un bon gros joyeux bordel à tous !

Pour les fans de : Carnival In Coal, Fellsilent, Austrian Death Machine etc.

Tracklist :
  1. Violent Brazilian Massage
  2. We Will Win This War
  3. SSanta ClauSS (Write Me A Letter)
  4. Shampoo The Planet
  5. Fuck Me ‘Til The End Of Times
  6. Cooler Than God
  7. The Intelligence
  8. Crisis Of Today
  9. The Long Ride Home (Sunrise)
  10. The Long Ride Home (Sundown)

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