LOST OPERA: “Hidden Sides” par Romain Richez

LOST OPERA: “Hidden Sides”

Genre : Metal Mélodique / Power Symphonique

Par Romain RICHEZ

lost-opera-pochetteLa fin du monde n’est pas un thème nouveau, n’importe quel fan aguerri de SF l’affirmera, et plus d’un détraqué l’a déjà annoncé en déambulant follement dans les rues, mais tout ce qu’on peut dire c’est qu’après une bonne dizaine d’annonces de l’extinction brutale de l’Humanité, on est toujours là ! Heureusement d’ailleurs que les mayas se sont, eux aussi, plantés en 2012, dire qu’à quatre ans près, ce Hidden Sides n’aurait jamais pu être savouré… L’ironie dans ce presque « non lieu » évité, est que LOST OPERA décline aussi un monde post apocalyptique, mais surtout trace un long périple en quête de questionnements intérieures, entre délabrements, effondrements et renouveaux. Alors donnons raison à l’insolente impatience de l’écoute et laissons l’enchainement des titres dessiner les contours du décor à la fois sombre et somptueux qui accueillera nos oreilles pour donner libre cours à leur imagination…

Et tout le rôle de l’introduction symphonique « The Inquisitor » réside ici, celle-ci ayant la lourde tâche d’annoncer directement le son à donner à ce vaste monde désolé. Et aux clairons du jugement amené par l’inquisiteur dans ces terres post apocalyptiques, résonnera un délicieux metal mélodique sur fond de power porté à coups de growls (« Rage », « O.P.S »), sans doute de quoi former de nouvelles hordes d’adorateurs s’impatientant de l’arrivée du jugement dernier… Loin de donner dans le vu et le revu métallique, LOST OPERA vient dépoussiérer les amplis en ruines et faire claquer les riffs ravageurs sur son passage, de quoi rendre quasiment les paysages dévastés de ce périple verdoyants et attachants. Mais très vite, dans sa grande maturité, Hidden Sides ne se révèle non pas comme la fin d’un monde mais plutôt une renaissance, un renouveau en douze titres et autant d’hymnes à apporter sur cette planète post-cataclysme (« The Weight Of The Cross », « The Lonely Owl », « Betrayal »). Pour le reste, il suffit de se laisser guider par les éclaireurs de LOST OPERA et leur talent musical bien affirmé pour s’abandonner dans les moindres recoins perdus de leur univers (« My Silent Hill », « Today I Cry », « May I ? ») et pour finalement se dresser contre les travers du monde bien actuel qu’est le notre (« Follow The Signs », « So Wrong »). Aux termes d’une percée mélodiquement épique et dangereusement forte en péripéties, LOST OPERA démontre ici toute la vaste étendue de sa palette tant musicale que technique, mais surtout le quintet affirme à quel point son Hidden Sides peut se révéler comme excellemment addictif et accomplit.

Donc trêve de détails et appelons à la concision, LOST OPERA et son Hidden Sides sont de cette catégorie des bonnes perles, de ces véritables plaisirs à découvrir et de ces petits bijoux à partager au plus grand nombre. Alors inutile de tergiverser plus longtemps, LOST OPERA s’écoute en boucle et en déboucle !

Pour les fans de : Kamelot, Stratovarius, Blind Guardian, Rhapsody (n’importe quelle époque, Rhapsody Of Fire et Luca Turilli’s Rhapsody compris !) etc.

Tracklist :

  1. The Inquisitor
  2. Today I Cry
  3. Follow The Signs
  4. Rage
  5. Betrayal
  6. The Lonely Owl
  7. The Sinner
  8. May I ?
  9. So Wrong
  10. O.P.S
  11. My Silent Hill
  12. The Weight Of The Cross

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