L’Interview D’EFYX

L’Interview D’EFYX

Par Romain RICHEZ

EFYX, de son vrai nom François-Xavier Savary, un artiste Rock et plus précisément « MillenialUrban Rock ». Alors « qu’est c’est que c’est ? », « qui c’est qu’il est ? » et « qu’est ce qu’il nous fait ? », hé bien autant le laisser nous expliquer tout cela. Ce qui tombe relativement bien quand on y réfléchi puisque c’est lui le nouveau patient de l’ « Interview De »…

Hello EFYX. Pour les deux traditionnelles questions de début d’interview : comment vas-tu ?
Bonjour à tous ! Hé bien je vais super bien. De mon côté, il y a beaucoup de choses en cours qui me prennent beaucoup d’énergie mais ce n’est que du positif ! Sinon je viens de Lille et je suis musicien sous le nom de « EFYX » après avoir œuvré dans le groupe punk HSR au début des années 2000.

Puisque tu en parle, pourquoi ce pseudo « EFYX » ? Le pseudo habituel « FX » était trop typé début des années 2000 ?
Peut-être bien ! (Rires) Plus sérieusement, en fait je n’en sais rien ! Je voulais surtout que ce nom de scène, donc le nom du projet, colle avec le propos. Comme mon but était de parler de la génération Y, j’ai ré-orthographié FX avec le « Y » tout simplement.

Plus sérieusement, l’aventure EFYX a plus ou moins commencé, ou du moins a été révélée aux yeux du public, avec la reprise hommage de « Life On Mars » à David Bowie. Pourquoi ce titre de Bowie en particulier ?
Et bien quand j’ai enregistré « Life On Mars », j’étais en pleine production de « Pyramid » le single (qui a fait l’objet d’un clip) qui a suivi et dont le sujet était le « rassemblement ». Du coup, je me suis demandé quel était le titre le plus fédérateur de Bowie et il m’a semblé que c’était celui-ci. J’aurais pu choisir « Heroes » qui sonnait hymne également, mais le côté piano, « instrument » que j’adore, de « Life On Mars » a fait penché définitivement la balance.

Tu qualifie ta musique de « MillennialUrban Rock ». Qu’est donc le « MillennialUrban Rock » ?
Dans « MillennialUrban Rock » d’abord tu peux retrouver tout ce qui me qualifie. Tu as le style de musique, qui est donc du Rock « urbain », c’est-à-dire un rock qui n’hésite pas à puiser dans l’electro, voire le hip-hop pour s’enrichir. Finalement c’est une véritable fusion de genres. Et puis tu as « millennial » qui t’éclaire directement sur ce que je suis : un mec issu de la génération Y, et donc mon propos.

Tes influences vont de Nirvana à Twenty One Pilots, soit du grunge des 90’s aux artistes d’aujourd’hui. Selon toi, comment ce mélange des influences se manifeste-t-il dans ta musique ?
En fait, plus largement que Nirvana, j’ai été ultra influencé par la scène rock alternatif et punk rock des années 90. Ça c’est dans mon ADN et personne ne pourra le changer. Par contre j’ai toujours été très à l’écoute des nouveaux courants, notamment en termes de sons et de production. Et donc si mon rock à une empreinte très 90’s, je l’ai fusionné avec des sonorités plus actuelles d’où le côté très electro de certains morceaux. Twenty One Pilots, me semble être un groupe qui utilise un peu le même genre de recette, à savoir un mélange de rock, d’électro et de hip hop.

Justement est-ce par reconnaissance envers ces influences que tu as révélé une reprise d’ « Heart-Shaped Box » de Nirvana accompagnant l’ouverture de ton site ?
Oui complètement ! Et, entre nous, tu remarqueras qu’en termes de reprises je ne m’attaque jamais à du facile. (Rires) Mais oui, c’est avant tout un hommage mais aussi un challenge car Nirvana est le groupe qui est sans doute le plus intouchable et dont les puristes sont les plus hostiles aux reprises. Pour le coup, j’ai essayé de faire un truc sobre mais avec des éléments plus actuels. Pour l’instant j’ai eu de très bons retours mais on verra avec la mise sur YouTube ce qu’en pensera une audience plus large. En tout cas peu importe, j’en ai fait la version que je ressentais…

Un peu dans le même style, pourquoi le choix de textes en Anglais et non en Français ?
Alors c’est une question qu’on me pose souvent et je pense que c’est un débat très franco-français. Je ne suis pas hermétique au Français puisque j’ai déjà réalisé un album dans ma langue maternelle. En fait quand j’ai débuté ce nouveau projet, j’avais écrit quelques morceaux qui naturellement étaient venus en Anglais. Je pense que ça a déterminé la suite qui, du coup, est restée naturellement en Anglais. Et finalement cela me semble assez cohérent puisque je traite d’un sujet (les « millennials ») international, avec un média universel qui est la musique. Quelle est la langue la plus internationale et universelle aujourd’hui sinon l’anglais ?

De façon générale, tu mises pas mal sur les clips. Conçois-tu cela comme une volonté de développer à la fois le côté musical et visuel ou alors comme un support permettant de faire circuler davantage ta musique ?
Il y a d’abord évidemment une véritable volonté artistique. Je pense que ma musique est avant tout un concept, une idée. Et donc cette idée doit s’exprimer autant par le son que par l’image. D’ailleurs je suis un peu frustré à l’idée de ne pas pouvoir, faute de budget ou de temps, réaliser un clip par titre, sachant que chaque morceau est fantasmé dans ma tête par des images. (Rires) Mais bon à ce rythme, il me faudrait dix ans par album… Pour en revenir à la question, oui je pense qu’effectivement un titre « clippé » a beaucoup plus de chance de circuler. On vit dans un monde où règne une sorte de dictature de l’image. Moi ça me va bien même si au départ rien n’était calculé par rapport à cela!

Toujours pour parler de clip, le dernier en date, « Disconnected » est sorti il y a quelques mois déjà. Pourrais-tu nous en dire plus sur sa production, l’équipe à laquelle tu as fait appel etc. ?
Alors pour le coup, c’est le clip qui nous a fait le plus bouger ! Habituellement je tourne dans notre région, mais là j’avais besoin de quelque chose de plus désertique. Du coup, on est parti dans le Sud de la France, on a filmé dans le Vaucluse et dans les Bouches du Rhône. Le tout sous 35/40 degrés ce qui était très compliqué mais traduisait très bien l’idée un peu « wild » du morceau. La partie du bar en revanche, a été tournée à l’American Bar 76 d’Auchel qui n’a rien à envier aux bars que tu trouves en bordure de la route 66. Pour l’occasion, on a invité des clients de ce bar pour la figuration, qu’on avait rencontré lors du concert qu’on y a donné en octobre. Cela a d’ailleurs été l’occasion d’échanges vraiment super sympas! Sinon pour la production technique, j’ai quasiment tout fait seul comme sur les précédents clips mis à part les cadrages bien évidemment.

« Disconnected » est issu de ton premier album (en tant qu’EFYX) à paraitre dans le courant de l’année. Peux-tu nous en dire plus sur cet album ?
Alors cet album est actuellement en production. Je travaille avec Olivier T’servrancx, avec qui j’ai commencé la musique il y a une bonne vingtaine d’années et qui a notamment officié au sein de Carving, The Lumberjack Feedback et Mat Bastard. Ce premier album naviguera clairement entre rock, pop et electro, ce qui a d’ailleurs été défini par les trois premiers singles sortis. J’ai vraiment le sentiment de faire l’album dont je rêve, un truc qui me ressemble totalement, sans contraintes artistiques sinon celles que je m’impose moi-même évidemment ! (Rires)

Pour la question « bateau » du jour : que représente cet album pour toi ?
Un premier aboutissement pour le projet, un tremplin aussi pour un second dont les idées commencent déjà à germer. En tout cas cet album impose le son du projet, et c’est ce qui importe.

Pourrais-tu nous en décrire sa musique, son artwork ainsi que son univers ?
Et bien dans cet album je traite d’expériences de vie que j’essaie de dépeindre à travers le regard du millénial que je suis. Ça parle de beaucoup de faits d’actualité comme le conflit générationnel, le rejet, l’écologie, les attentats mais tout n’est pas que sombre car il y a cette idée de rassemblement qui domine l’album. Du coup, même si l’artwork est pas encore bouclé, il traduira cet univers un peu gris mais avec une porte de sortie dans tous les cas. Un peu à l’image de notre époque finalement.

Comme beaucoup d’artistes, tu auras recours à un crowdfunding. Cette étape ne te fait-elle pas peur ? Comment l’appréhendes-tu ?
Le crowdfunding ne sera pas déterminant pour la production de l’album en soit puisqu’il sera déjà produit. Ce sera davantage une pré-commande de celui-ci. En revanche ça nous permettra une sortie physique, la réalisation d’un clip, le développement de nos moyens scéniques pour aller le défendre en live etc. Franchement, je n’ai jamais eu recours à ce procédé, je ne sais pas du tout quelle peut en être l’issue… Beaucoup de personnes me suivent depuis le début et j’espère qu’elles me suivront encore dans ce projet.

Quoi qu’il en soit, cet album ne sera pas ton coup d’essai en studio. Comment comparerais-tu EFYX et les projets que tu as pu avoir par le passé ?
Concrètement même si ça reste un projet solo, j’ai essayé de réunir des personnes de talents autour de moi alors que mes précédents projets étaient beaucoup plus solitaires dans leur réalisation. Du coup, je pense qu’il s’agit de quelque chose de beaucoup plus abouti, les regards extérieurs m’aidant à perfectionner tout ça. Je crois que j’ai aussi gagné en cohérence. Je pense que le premier album est un point de départ et non pas un point d’arrivée comme ça pouvait être le cas avant. Clairement, avoir une vision à long terme change complètement la donne.

Parlons peu, parlons live. Tu as récemment été retenu pour la finale du tremplin du Rock En Stock, tu es programmé au Rock In Melantois et tu as d’autres dates prévues, notamment à Douai en Avril. Ca y est, tu prends enfin le chemin de la scène ?
Et oui, ça y est ! (Rires) Cela fait extrêmement plaisir d’être retenu pour des tremplins comme Rock en Stock. On avait déjà fait une tournée régionale à l’Automne 2017 et c’était super cool de pouvoir échanger avec des gens qui me suivaient sur les réseaux sociaux. Le rapport humain est quelque chose de primordial selon moi, et seule la scène le permet vraiment.

Mais pourquoi ce laps de temps entre le début d’EFYX et le début des prestations live ?
Il fallait que je trouve d’abord le bon rapport entre ce que je faisais tout seul en studio et la façon d’amener tout ça sur scène. Il fallait aussi constituer un répertoire abouti à présenter et tout ça prend beaucoup de temps parce que, contrairement à ce que je pouvais faire en groupe par le passé, les chansons ne sont pas nées en salle de répétition mais bien en studio. Du coup, je me suis davantage focalisé sur les clips, histoire d’exister un peu autrement que par la scène. Ce que je ne regrette pas car les gens qui viennent me voir en live connaissent quelques chansons par cœur, ce qui est vraiment super cool…

Pour la question « gros boulard » du jour : pourquoi EFYX mérite-t-il d’être mis en lumière et de connaitre la gloire éternelle ?
Ah merde, c’est super dur comme question ! (Rires) Je ne suis pas à même de te dire si je mérite quoi que ce soit mais en tout cas ce que je fais, j’essaie de le faire sans tricher le plus sincèrement possible, après le dernier mot reviendra au public et c’est bien normal.

Plus sérieusement, quels sont tes prochains objectifs ou rêves ?
Et bien écoute, j’ai perdu l’habitude de faire des plans sur la comète, mais j’espère que l’album sera bien reçu et qu’il me permettra la réalisation d’un second opus. Je pense que le succès n’est rien d’autre qu’une série de petites victoires et j’espère que cet album en sera la première tout simplement…

Et comme le veut la tradition, je te laisse le dernier mot…
Et bien tout d’abord merci pour cet entretien fort agréable et puis « Stay Hifi! », le plus important étant de rester fidèle à nous même. Et puis, on a dit que le dernier mot revenait au public non ?! (Rires)

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