«L’Interview De» NOBODY’S

Par Romain RICHEZ

Pour m’auto-citer (et m’auto-pomper un peu également), dans le dernier numéro d’ILLICO (précisément le 26 couvrant le mois d’Octobre), j’entamais l’article sur NOBODY’S en couchant par le clavier ces quelques mots « Pas la peine d’épiloguer, NOBODY’S c’est du rock ! Et comme NOBODY’S c’est aussi Français, NOBODY’S ça râle. Alors, quand on mélange un NOBODY’S rockeur avec un NOBODY’S ronchonneur, on obtient forcément un NOBODY’S contestataire dont les textes ont bien l’intention de rester planter dans le patrimoine du Rock Français… ». Et depuis, force est d’avouer que je n’ai toujours pas trouvé meilleure mise en bouche que celle-ci. Alors autant la replacer pour passer l’intégralité de l’interview ayant donné lieu à l’article puis simplement ajouter « Bonne lecture ! »…

Commençons par le commencement : qui est NOBODY’s, ce nouvel espoir régional du Rock Français ?

Roland Carrique (Chant) : Que d’éloges ! (rires). Plus sérieusement, NOBODY’S se compose de quatre contestataires : Igor à la guitare, Xavier dit « Chouch » à la basse, Chris à la batterie et de mes cordes vocales derrière le micro. Pour présenter NOBODY’S, c’est une véritable histoire d’amitié ! On s’est rencontré autour d’un verre, autour d’une guitare puis on a construit une histoire sans se presser. En plus, nous avions des choses à dire. Alors cela tombait plutôt bien !

Igor Dupont (Guitare) : Pour compléter la petite histoire, Roland et Xavier sont amis depuis plus de vingt ans. Et Chris et moi étions amis depuis longtemps également. Comme le rappelle Roland, nous nous sommes rencontrés comme ça, autour d’un verre, à poser quelques notes de grattes par-ci par-là. Puis a émergé ce projet d’un groupe qui se basait, à l’époque, sur les textes de Roland. Ce premier groupe s’appelait Les Courants Incertains et nous évoluions dans un univers assez folk. Puis les choses ont évolué, dans un sens où le groupe s’est arrêté (rires). Le groupe s’était arrêté mais nous étions restés potes et très vite est apparu ce manque de la composition. Chacun essayait de son côté d’autres groupes, mais ça ne marchait pas, il n’y avait pas cette alchimie qu’il pouvait y avoir entre nous quatre. Et quand nous nous voyions lors de soirées, un de nos morceaux revenait toujours dans les conversations, morceau que nous finissions par rejouer : « Nobody’s Perfect ». Nous nous sommes alors dit que c’était le moment de reformer un groupe ensemble. Et pour la petite anecdote, pour le nom du groupe, nous nous sommes inspirés de ce morceau grâce auquel nous nous étions réunis, ce qui a donné NOBODY’S.

Christophe Gobin (Batterie) : Après bien évidemment, NOBODY’S n’a rien à voir avec Les Courants Incertains. NOBODY’S est bien plus Rock et énervé ! Faut dire que du folk, on est passé au Rock, c’est pas rien ! (rires)

Xavier Rousmans (Basse) : Ouais c’est bien résumé : NOBODY’S c’est l’histoire de quatre potes, de musique, de soirées et de liens d’amitié !

Enchaînons avec la question « gros boulard » du jour : ça fait quoi d’être les dignes héritiers de Noir Désir, de Thiéfaine et de la belle parole française ?

Roland : Ben ça, merde alors…(rires)

Igor : Comme tu dis Roland ! D’ailleurs, le plus anecdotique là dedans c’est que nous sommes allés sur ce terrain mais absolument sans faire exprès ! (rires)
A l’origine, nous composions sans réellement savoir où nous allions, nous faisions la musique qui nous botter sans réellement se fixer dans un genre prédéfini. La seule chose que nous voulions, c’était exprimer notre hargne musicale. Aussi, je tiens particulièrement aux textes en Français dans la musique en général. Au fait de bien les comprendre, de me les approprier et de pouvoir les interpréter à ma façon, tout comme chacun peut s’en faire sa propre interprétation ou vision. Comme nous avons aussi, un gros penchant « contestataire », c’était normal pour nous de nous exprimer dans notre langue. Alors finalement, c’est le Rock Français qui est ressorti de tout ça, et ça nous va très bien ! Après Noir Désir, Eiffel, No One Is Innocent, Tagada Jones sont des grands noms qui, comme beaucoup, nous font rêver !

Chris : Mais quoi qu’il en soit, ce qu’on fait, c’est du NOBODY’S ! Pas un copycat de Noir Désir ou de je ne sais quoi. Sinon, les pauvres quoi… (Rires)

Passons désormais aux choses sérieuses, NOBODY’S s’apprête à sortir son premier jet, Mises En Scène. Pourquoi le choix d’une démo et pas d’un EP ou d’un album pour celui-ci ?

Xavier : Déjà car c’est une première pour nous. Disons que nous commençons seulement l’expérience « studio », ce qui explique le choix d’une démo.

Chris : Exactement ! En plus, on ne savait même pas qu’un jour nous serions capable de sortir une démo. (rires)

Roland : Plus sérieusement, en musique comme dans la vie, on avance en faisant un pas à la fois. Ces choses prennent du temps pour se construire, alors nous ne visons pas d’emblée un grand mur, à la place nous plaçons la première brique puis nous en placerons d’autres pour faire ce grand mur. D’ailleurs mon avis, c’est que la démo est le niveau « amateur  », l’EP le niveau « semi-pro » et l’album le niveau « pro ». Nous apprenons sur le tas en vivons notre passion, c’est le plus important pour nous. Et la démo, n’est que la cerise sur le gâteau, la sublimation de tout cela !

Igor : Pour compléter un peu tout cela, je dirais que nous voulons avancer étape par étape. Cela nous paraissait un peu présomptueux d’aller directement en studio, de payer et de sortir directement un EP sans avoir mis le pied à l’étrier avant. Le fait de passer par une démo est une sorte de stade préparatoire pour nous, c’est une sorte de préparation avant d’aller encore plus loin.

Xavier : C’était également une façon de moins se mettre la pression mais surtout d’aller titiller le côté enregistrement. Il y a un grand côté DIY qui fait que cette démo vient vraiment du cœur. Il y a moins de deadline, c’est plus fabriqué « maison ». C’est notamment grâce à des amis, des personnes qui nous proposent des choses, des amis qui nous ont aidés que tout cela a été possible. Par ce choix de la démo, il n’y a pas cette prétention d’un EP hyper « léché » en studio avec un mixage professionnel et tout le bazar. Là, quelque part, nous sommes encore sur l’apprentissage (rires).

Chris : Mais le plus important sur ce projet là, c’est que nous avons pu avancer tous ensemble. Et je pense que le fait d’aller étape par étape et d’y mettre de l’énergie « au fur et à mesure » apporte quelque chose en plus, une expérience en plus et surtout cette sensation d’avancer. Nous avons tous mis la même à la patte, chacun y a apporté sa touche. On découvre et on avance. Et c’est surtout le moyen de nous impressionner nous-mêmes ! (Rires)

Pour entrer directement dans le vif des décibels, Mises En Scène est une démo « conceptuelle ». Pourrait-on en savoir plus sur ce concept ?

Roland : Tout d’abord, pour le choix d’une démo conceptuelle en elle-même, c’est venu assez naturellement. Il y a des liens évidents entre nos morceaux et les clichés qu’ils véhiculent. Et Mises En Scène est venue un peu comme cela. Nous nous sommes lancés dans une direction et nous avons bâtis un jeu là-dessus.

Igor : Bien au-delà de la démo conceptuelle, NOBODY’S est un groupe conceptuel. Lorsque nous avons trouvé la direction que nous voulions donner à NOBODY’S, tout est devenu beaucoup plus clair pour nous quatre. La musique rock dans laquelle nous mettons de l’énergie colle parfaitement avec les textes qui ont, bien souvent, une volonté contestataire. Et c’est sur cette ligne directrice que nous collons des faits de vies, des images d’actualité, des portraits etc. Mais il est important de préciser que certaines personnes qui nous encadrent nous aident beaucoup à développer ceci, cette volonté conceptuelle.

Xavier : Pour en venir au concept de Mises En Scène en lui-même, le message de la démo est en quelque sorte « Faites tomber les masques et arrêtons les mises en scène ! ». Le concept tourne autour d’un personnage bien intégré dans une société qui se rend compte petit-à-petit de la mascarade dans laquelle il évolue, de ces mises en scènes colportées par les médias ou les politiques, mises en scène pourtant flagrantes que la masse ignore ou feint ignorer. Alors peu à peu son esprit de rébellion entre en jeu, il commence à contester tout cela, à se rebeller. Mais une fois que la révolte est passée, il ne lui reste que des questions, des incertitudes et avec elles, le besoin de connaitre de nouveau la sécurité et les avantages de la société de départ. Et ainsi, le cycle recommence…

Je suppose que cette campagne promo et tout le visuel accompagnant la sortie de la démo font partie intégrante de ce concept…

Roland : Exactement ! Nous voulions pousser le concept autant dans le son que dans l’image. NOBODY’S a des thèmes, des idées, des couleurs et des émotions propres. Nous avons choisi une direction qui n’est pas uniquement musicale ou autre, c‘est surtout une direction d’« intention ».

Igor : En cela, l’intention de NOBODY’S est qu’il y ait une tonalité qui ne serait pas que sonore, mais également visuelle. Et nous avions envie de travailler également ce côté là, cela me tient vraiment à cœur car un groupe ce n’est pas que le sonore. C’est aussi le visuel, que ce soit pendant les concerts ou sur tout ce qui peut graviter autour de l’univers du groupe dont les photos, les clips etc. NOBODY’S c’est un univers à part entière, un univers dans lequel nous nous reconnaissons et qui est reconnaissable.

Chris : Et donc cette « campagne » qui accompagne la sortie de la démo est partie intégrante de l’univers de NOBODY’S. D’ailleurs, cette idée se retrouve notamment dans les clins d’œil pouvant être relevés dans les portraits que nous avons postés sur les réseaux sociaux. Prenons l’exemple de l’échiquier, outre être un clin d’œil direct aux manipulations de Mises En Scène, nous voyons toute une symbolique derrière celui-ci. Les pions peuvent représenter un peuple qui avance et qui avance, mais qui doute, qui est dans l’incertitude des choses. La partie d’échec représente donc l’incertitude, ce doute qui peut jalonner la vie.

Xavier : Le cigare quant à lui représente le cynisme, ce côté imbu de la personne. Mais c’est également la figure d’un patron de chaîne de télé qui serait satisfait de la merde qu’il vend aux gens dans ses programmes genre Nabilla et compagnie. Ce côté je montre le luxe ou la luxure dans des programmes puant le fric alors que finalement ce n’est qu’un ramassis de conneries abrutissant les masses…

Igor : Personnellement, j’ai choisi les billets car je ne pouvais pas m’empêcher de penser à Gainsbourg brûlant des billets. Par là, je cherchais à dénoncer ce côté répugnant de cette sensation d’être « tenu par les couilles » par l’argent. Cette idée de passer 80% de ton temps à trimer pour pouvoir te payer ta vie finalement. Il y a ce geste contestataire de déchirer le billet, de montrer que c’est du bing-bling. Cette relation avec l’argent dans notre société actuelle est écœurante et révoltante. Rien qu’à penser à des Neymar ou des transferts à la con du genre pendant que d’autres crèvent dans les rues… C’est juste gerbant…

Roland : De mon côté la télécommande représente cette sensation de manipulation. Mais surtout, l’idée de presser le bouton « off ». En cela, il y a la métaphore d’une façon de dire « stop » à toutes ces conneries.

Musicalement cette fois, comment décrire Mises En Scène ?

Roland : C’est très subjectif comme point de vue, mais pour moi Mises En Scène ça groove ! En quelque sorte, les quatre pistes de Mises En Scène sont la claque que j’aurai aimé me prendre il y a quelques années. Musicalement, c’est une présentation de l’essence même de NOBODY’S, de ce qui fait NOBODY’S : une bonne grosse dose de rock Français ! Mises En Scène c’est la présentation de NOBODY’S !

Xavier : Cette démo est, pour moi, une mise en bouche de ce qu’on pourrait faire. Ce n’est pas le meilleur de NOBODY’S, c’est le minimum requis. C’est une façon de dire « voyez ce que vous venez d’écouter, venez en live les titres sont encore mieux ».

Igor : C’est exactement ça ! Mises En Scène est aussi cette façon de dire que ça c’est NOBODY’S, notre style, notre univers, nos paroles, notre énergie. Le rendu de la démo est volontairement le plus brut possible pour justement donner cette envie. Refourguer cette idée qu’il faut venir nous voir en live, car l’expérience n’en sera que meilleure !

Chris : Je n’ai pas grand chose à ajouter. Ah si : allume ta TV, coupe le son et met du NOBODY’S dans tes oreilles, alors musicalement tu ressentiras pleinement Mises En Scène !

Pour la question « bateau » du jour. Mises En Scène est votre première sortie, qu’attendez-vous de celle-ci ?

Xavier : De passer une étape tout simplement. Nous aurons créé Mises En Scène, notre démo. Quoi qu’il se passe, nous sommes déjà satisfaits du résultat ! Nous sommes toujours un groupe amateur et nous évoluons avec ce que nous avons sous la main. Alors forcément, cette démo nous fera passer l’étape au-dessus. Que ce soit le positif ou le négatif, cela nous apportera beaucoup et nous avancerons toujours quoi qu’il arrive, c’est une expérience qui nous forgera.

Igor : Mais ce que nous attendons également de Mises En Scène, c’est de tenir le rôle de « carte de visite ». Mises En Scène, c’est donner envie aux gens de venir nous voir en live. Mais c’est également pour que les gens, quand ils repartiront du concert, aient quelque chose à garder, un souvenir à réécouter. Le concert à l’heure actuelle, surtout dans des grandes villes comme Lille, se consomme. Il y a des tonnes de concerts et à moins de vraiment flasher sur le concert, c’est très rare de réécouter l’artiste ou de le garder en mémoire. Quelque part, de repartir avec quelque chose de physique va, peut-être, permettre tout bêtement de réécouter le groupe ou même de le faire découvrir à d’autres oreilles, qui sait…

Chris : Après, ne le cachons pas, si Mises En Scène plaît aux gens, ce sera la plus belle des récompenses pour nous !

Quoi qu’il en soit, la release aura lieu au Circus de Lille le 21 Octobre. Que dire là-dessus ?

Roland : Ce sera une fête ! Ce sera ni plus ni moins qu’une grande fête sauce NOBODY’S ! Il y aura pas mal de surprises pour être à la hauteur de l’événement, comme des nouveaux morceaux. Mais ce sera également le temps d’un petit retour aux sources, avec quelques morceaux qui risquent de faire extrêmement plaisir à ceux qui nous suivent depuis le début !

Igor : D’ailleurs, je suis très content car la première partie de cette release party sera assurée par un groupe très talentueux, qui sont devenus de très bons amis, puisque celle-ci sera assurée par OFF ! On attend cette release party pour donner vie sur scène à cette démo, mais surtout pour rejoindre la zone de confort de NOBODY’S : la scène !

Chris : Donc on peut s’attendre à mettre le feu, à être meilleurs que meilleurs et à balancer du bon son. Du moins, on espère ! (rires)

D’ailleurs, hormis cette date où pourrions-nous vous croiser dans les mois qui suivent ?

Chris : Disons que la release party est le départ de pas mal de petits concerts à travers la Région pour épauler la démo. Nous passerons notamment sur Lille (au Biplan, au Circus etc.), mais aussi du côté d’Arras, de Roubaix, de Douai, de Valenciennes, de Loos etc. Nous allons essayer d’enchainer le plus de concerts durant les prochains mois, car nous voulons vraiment mettre en avant notre travail. Mais nous gardons à l’esprit que tout cela est due à certaines personnes qui nous accompagnent sur tout ce qui est relatif à la direction artistique du groupe, son évolution et son management. Donc on a pas mal approfondi le projet, que ce soit du groupe ou de la démo, jusqu’à donner un certain côté « mature » au groupe. Cette collaboration nous apporte beaucoup humainement et musicalement. Alors sans ces personnes, qui se reconnaitront, nous n’en serions pas là aujourd’hui !

Pour entamer doucement la fin de notre entrevue, quel regard NOBODY’S porte sur la scène locale ?

Roland : La scène locale est très intéressante. Nous avons beaucoup d’amour et de respect pour elle ! Les groupes talentueux ont tendance à s’y faire légion, et je dois t’avouer qu’à côté on a un peu ce sentiment de faire tâche… (rires)

Igor : Oui, la scène locale c’est vraiment quelque chose ! On nourrit vraiment beaucoup de contacts au sein de celle-ci et un peu dans tous les styles, c’est ça qui est assez magique ! On a des potes qui donnent dans le Hardcore, dans le Stoner voire le Punk, et on arrive à échanger des dates. Sans déconner, on va jouer au Biplan avec Bare Teeth et on est plus qu’impatients. Si c’est pas incroyable tout ça ! (rires) Après personnellement, je pense que la scène locale manque de groupes de Rock Français à textes engagés. En ce sens, on peut avoir un peu cette impression de vite manquer de groupes avec qui partager l’affiche pour que cette dernière soit cohérente quand il s’agit de faire jouer NOBODY’S. Mais bon après, comme le disait Roland, c’est pas grave vu qu’on fait déjà assez tâche comme ça face aux autres groupes ! (rires)

La tradition veut que je vous laisse le dernier mot. Attention vous n’avez droit qu’à un seul mot chacun…

Xavier : « Oligoélément »

Roland : « Oh merde »… (rires) Mais non je ne voulais pas dire ça, j’ai juste été surpris… Oh et pis tant pis : « Oh merde » même si ça fait deux mots ! (rires)

Igor : « Oignon »

Chris : « Tarte aux pommes »

Igor : « Merde », « Oignon », « Tarte aux pommes » et « Oligoélément », voilà, ça définit pas mal ce autour de quoi tourne NOBODY’S ! (rires)

Xavier : Mais histoire de finir sur une touche de sérieux, disons que ce qui nous botte c’est de rencontrer des gens, de boire un verre avec eux, de parler musique et pourquoi pas de leur faire aimer NOBODY’S ! (Rires)

C’est donc ainsi que s’achevait cette interview fleuve et avec elle cette présentation, toutefois non exhaustive, de NOBODY’S et de son univers. Alors non, définitivement, le Rock Français n’est pas mort et encore moins dans les Hauts-de-France ! Il a d’ailleurs même de belles heures devant lui à en croire cette joyeuse bande qui s’abandonne par passion à ses textes français. Quoi qu’il en soit, en attendant le prochain numéro de « L’Interview De », autant aller jeter une petite oreille curieuse sur le Rock Français made in NOBODY’S. Ecouter, aimer, râler, réécouter, (re)aimer et (re)râler !

www.nobodys-groupe.com

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