GOJIRA à l’Ancienne Belgique

GOJIRA

Bruxelles – Ancienne Belgique – 20/03/2017

Par Vincent DEMARET

Deux groupes ouvraient pour le mastodonte landais en ce lundi soir, CAR BOMB et CODE ORANGE. Ca joue tôt à l’Ancienne  Belgique, et même avec la meilleure volonté du monde, impossible d’arriver à temps pour voir ces groupes, sachant que GOJIRA devait monter sur scène vers les 20h45. J’arrive cependant sur place avec juste le temps de prendre la binouze qui va bien et de me poser au second étage histoire de bien voir évoluer les frenchy sur scène. Le groupe attaque avec un « Only pain » de bon aloi, énergique et efficace. Le son est MASSIF (Central). Ils enchaînent avec le classique «The Heaviest Matter Of The Universe», toujours aussi véloce et rendre-dedans. Ce titre est cool, rien à dire là-dessus, mais je l’ai entendu tellement de fois sur scène que ça ne me dérangerait pas qu’il soit remplacé par un autre un poil moins joué du genre, allez je me mouille,  «Ocean Planet», «In The Forest» ou «Art Of Dying». Je pinaille parce que ce morceau tabasse sévère et il n’est guère possible d’y résister.

Viennent ensuite «Silvera» et «Flying Whale». L’écran derrière le groupe projette des images ou animations qui illustrent le morceau interprété (Grand jeu-concours : «Flying Whale» est illustré par A – des images de cétacés ou B – le film en super 8 du mariage de Tata Françoise ? Un abonnement d’un an à « Apéro Magazine » est à gagner). Et là, petite surprise bien venue : «Flying whale» est joué avec son intro. Et c’est important, parce que ce morceau avec son riff principal pesant le poids d’un éléphant de mer gavé de mercure, et bin il prend toute sa puissance grâce (de Capitani) à cette intro aérienne, planante et LSDéïque ! (une baleine qui vole….., vous m’excuserez, mais faut charger la mule avec autre chose que de la Nutella hein…). Amputer ce titre de son intro comme ce fut le cas lors des dernières tournées aurait mérité une sanction des plus terribles, mais ils sont excusés car l’erreur est réparée. La fosse devient dingue avec la  baleine volante, et voit un de ses ressortissants se faire péter l’arcade sourcilière dans la joie et la bonne humeur (Lapin crétin styyyyle).

Le groupe interprète le tubesque «Stranded», l’implacable «The Cell», le destructeur de nuques «Backbone», et nous fait sa démo de puissance et de maîtrise toujours aussi hallucinantes en reprenant la fin de «Remembrance». On a aussi droit à «Terra inc.», un vieil  instrumental calme et revigorant issu de l’album «Terra Incognita». Joe communique régulièrement avec le public entre les morceaux, juste ce qu’il faut pour insuffler de la chaleur sans tomber dans le too much. Mario Duplantier, comme à son habitude, fait un solo de batterie. Je ne suis pas client du solo en concert, mais avec Mario, ca dure 3 à 4 minutes, et ça s’arrête avant que ça ne devienne ennuyeux. Le groupe envoie l’énorme «The Shooting Star». Ce titre réussit l’exploit d’être lourd, mais loooooouuuuuuuuuuuuuurrrrrrrd (dans le bon sens du terme œuf corse), tout en étant hypnotique et vaporeux. Il n’y a que les landais pour pondre un truc pareil.

«Pray» est joué et accompagné d’une animation particulièrement réussie. Le morceau est réarrangé pour la scène, rallongé et colle à une animation allant crescendo sur la thématique du soleil. Le rouge et l’orange dominent, et le réarrangement du titre renforce l’ambiance chamanique qui en émane à la base. C’est époustouflant, tripant, puissant et ça amène la musique dans des strates qu’on ne pensait pas, de prime abord, voir atteintes par le genre. C’est de toute évidence, le point culminant du show…..Woaaaao.

Pour terminer ce set, GOJIRA revient pour deux titres provenant de «The Way Of All Flesh» : «Oroborus» et «Vacuity». On sait que c’est la fin, alors on en prend un max avant de rentrer dans nos pénates. Le groupe salue longuement la salle, chaque membre aura un mot pour l’assistance, et c’est regonflé à bloc que le public sort de cet excellentissime concert du reptile radioactif géant.

A vous Cognacq-Jay !

Setlist :
Only Pain
The Heaviest Matter of the Universe
Silvera
Stranded
Flying Whales
The Cell
Backbone
(+ fin de Remembrance)
Terra Inc.
L’Enfant Sauvage
Drum Solo
The Shooting Star
Toxic Garbage Island
Pray

Rappel:
Guitar Solo (ouai, enfin, plutôt un petit arpège sympathique de Joe)
Oroborus
Vacuity

 

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