COCK ROBIN à l’Escapade

COCK ROBIN

A Hénin-Beaumont [62] Escapade / Vendredi 20 Octobre

par aSk

Quelle surprise que de retrouver Peter Kingsbery sur scène vendredi dernier, et qui plus est à Hénin-Beaumont. Salle comble pour public intergénérationnel et chaud bouillant : décidément, l’Escapade est une structure pleine de ressources, et franchement cela fait plaisir de voir un tel lieu réinvesti.

Curieux nous étions de découvrir COCK ROBIN version 2017, non sans une légère appréhension. Il faut dire le groupe a tellement marqué les esprits et les inconscients avec ses ritournelles pop et les entrelacs des voix aériennes de Kingsbery et d’Anna LaCazio… Bien qu’il y ait eu tentative de come-back il y a quelques années, la belle a fait le choix depuis de s’occuper de sa petite famille dans le désert californien, et Peter vit désormais en France. Qu’à cela ne tienne, si cette tournée incongrue est prétexte à promouvoir le nouvel opus sorti l’an passé (le subtil et inattendu « Chinese Driver »), impossible de faire l’impasse sur les succès de COCK ROBIN, mais sans le son « rock FM » qui a fait leur renommée, et quelque part tant mieux. L’occasion donc de redécouvrir d’une autre oreille ces hits trop connus, grâce au pilotage multi-instrumentiste en direct de la jeune recrue Coralie Vuillemin qui surtout donne la réplique de façon bluffante. Son compagnon Didier Strub est aussi de la partie puisqu’il est derrière les fûts (à noter qu’ensemble ils forment le duo Pixel In A Box). Autant dire qu’ils se voient tous deux offrir là un passeport de luxe pour la suite de leur carrière. Du coup, certains déploreront la touche électro, certes épurée, voire un poil expérimentale du set (de la vidéo par-ci, quelques samples par-là), mais au contraire, il y a quelque chose de jouissif à voir le fringant Peter s’amuser avec ces nouvelles versions, loin de l’image figée version clip MTV sur une VHS enneigée ou dérivant au beau milieu de l’océan du Top 50. Rien de glacé ici malgré les synthés en maîtres rois sur ce set princier, en configuration light mais néanmoins chargé en émotions. Un line-up osé pour un artiste toujours habité et qui prend des risques pour se renouveler, loin de la simple et paresseuse resucée passéiste. Tant pis si le courage n’a pas fait l’unanimité parmi les fidèles de la première heure ; le prix à payer pour se réinventer… Juste au coin de la rue.

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