STORMY : « Fucked Up World »

STORMY : « Fucked Up World »

Genre : Metal Moderne / Metal de Youtuber

Par Romain RICHEZ

« Salut bande de metalleux ! Bienvenue dans ce nouvel épisode de Metal Oh ! consacré à… » STORMY ! Ouais, il fallait quand même qu’un jour le propre groupe du Youtuber présentant cette émission ait le droit à son épisode spécial. Et c’est donc en avant première qu’ILLICO! présente le script du Metal Oh spécial STORMY, écrite par Romain Richez et présentée par STORMY (même si en vrai, il n’est pas là STORMY)… Alors, pose ton cul au fond d’ton canap’, monte le son et bouffe du pop-corn car ça risque de décoller sévère et de t’en foutre plein les tympans (et certainement plein l’arrièr- train aussi…). Bref, STORMY débarque avec son premier album, Fucked Up World, album composé de douze titres pour un voyage parfait entre différentes ambiances, mais toujours avec un seul mot d’ordre (enfin plusieurs) : « un trip metal, putain ! *rot* ». De notre côté, essayons juste de respecter la trame d’un épisode de Metal Oh !…

Originalités :

Ben y a Stormy dedans!
Plus sérieusement, STORMY se plait à varier les ambiances, les techniques vocales et ce, même au sein d’un seul morceau (« Blast », « Idols »). Le rendu de ce Fucked Up World sonne tour-à-tour néo, moderne voire deathcore sur certains riffs. Visant au mieux l’équilibre entre lourdeur et légèreté, STORMY envoie le gros sur les couplets et souvent une voix claire bien plus accueillante sur les couplets (« Stormy Army »). Ce qui au final, nous donne un mélange presque improbable des styles, des genres, des screams, des grunts, des greens ou des growls. Ajoutons à cela, que STORMY arbore un air parfois sérieux, parfois assez décalé, toujours pour coller au mieux à l’esprit des compositions. Mais surtout, l’originalité de STORMY est d’être une formation hybride voguant entre les genres, faisant du metal mais en son sens générique, à savoir sans se mettre un quelconque carcan en se bornant à faire tel style déterminé. Bref, STORMY fusionne en un seul groupe à peu près toutes ses influences, ses coups de cœurs et ses affinités, que ce soit avec le neo, le death, le thrash, le core voire l’indus.

Autre originalité, qui n’a rien à voir avec les premières, même si STORMY s’exprime majoritairement dans la langue de Shakespeare, de James Bond et d’Austin Power, il peut brutalement décider de passer reprendre la langue de Maupassant, de Gérard Depardieu ou encore de Zinédine Zidane (« Bureaucrassie », « SenXualité »). D’ailleurs, peut-être pouvons-nous regretter le fait que peu de pistes sont en Français, mais bon rien de dramatique là-dedans.

Performances :

Le groupe est tout d’abord constitué, bien évidemment de Stormy (Steeven pour les intimes) qui se plait à démontrer la large étendue de sa palette vocale et des techniques qu’il peut aisément employer. Outre le chant guttural, éraillé et tout le tintouin, Stormy propose également une voix clean envoutante parfois pas très éloignée d’un Matt Tuck (Bullet For My Valentine). Quand il se calme cela vaut le détour aussi, notamment « Another Day » qui sonne comme un cri d’espoir au milieu du chaos environnant. Passons désormais aux guitaristes, Nidal et Jérémy qui s’échangent à cœur joie la réplique et qui oscillent entre brutalité, variations des tempos ou encore parties solistes pas piqué des hannetons. La basse de Céline « Darvulia » se voit quant à elle chargé d’épauler et de suivre les gusses pour donner bien plus de profondeur au son et lui conférer ainsi une certaine complémentarité non négligeable. Ne reste plus que le jeu de batterie de Flavien pour parfaire le rendu fournit par les quatre autres compères et compléter parfaitement le son du quintet dénommé STORMY.

Hits :

Même si Fucked Up World regorge de titres susceptibles d’envahir de nombreuses paires d’écouteurs, de nombreuses setlists de STORMY ou tout simplement de nombreuses platines, certains se démarquent en faisant trembler des épaules dès la première écoute (« Welcome To Hell », « Stormy Army »).Toutefois, mentions honorables à « Blacklisted », « Father » ou encore « Undecided » mais surtout à l’ensemble de ce Fucked Up World.

Mes préférences (ma préférence à moi, na na nana nana…) :

« SenXualité » pour sa douce poésie, son romantisme et sa fine plume durant quatre minutes chaudes et intenses. Quatre minutes dont voici quelques passages présélectionnés par mes soins « Sois ma reine cette nuit, que tes courbes se déplient, hisse-toi au plus haut de nos fruits interdits. Que les liquides se mêlent, que nos sexes ruissellent […] encore et encore » et le tout « plus fort, plus fort, plus fort, plus vite, plus vite, plus vite ».

« Bureaucrassie » simplement pour le passage « au bout de deux mois d’ancienneté, vous aurez le droit à un pénis » qui mérite amplement sa place dans mes préférences à moi. Bon j’avoue que le refrain envoie sévère sa mère et que mes souvenirs d’ado fan de néo metal ressurgissent facilement au passage de celui-ci.

Et enfin « Blast », pour le petit pig-squeal qui fait son apparition au début du titre (oui, il en faut peu pour entrer dans mes préférences à moi…).

Peu importe mes préférences à moi qui changeront du tout au tout selon la paire d’oreilles qui écoutera ce Fucked Up World. Ce qui, en revanche, restera unanime selon le duo de tympans écoutant ce Fucked Up World est que ce premier album est prometteur et s’apparente à un petit défouloir taillé pour le live qu’il me tarde de découvrir au détour d’un concert. Ce qui tombe relativement bien, puisque STORMY sera de passage dans notre chère Région lors du dernier trimestre 2017. En attendant, STORMY nous laisse avec les douze titres de ce premier album qui laisse présager du bon, du très bon pour la suite. Alors, on se voit aux prochains concerts Hauts-de-Franciens de STORMY ?

Pour les fans de : 36 Crazyfists, Ev’Sane, Attila, The Gazette etc.

Tracklist :

    1. Introspaection
    2. Blacklisted
    3. Blast
    4. Undecided
    5. Another Day
    6. Welcome To A Fucked Up World
    7. SenXualité
    8. Bureaucrassie
    9. Idols
    10. Stormy Army
    11. Welcome To Hell
    12. Father

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *