BRUTUS + THE THIRD EYE

BRUTUS  +  THE THIRD EYE

Le 27 Septembre au Poche à Béthune

Par Vincent DEMARET

Ce ne sont pas de complets inconnus qui ouvrent pour BRUTUS ce soir puisque ce sont (en partie) d’ex-General Lee qui ont migré dans le sud ouest et formé THE THIRD EYE. Ces expats nous envoient un hardcore bruitiste/post hardcore dans la veine des Coilguns ou Birds in a row. Certaines ambiances me rappellent même (de loin) Cult of Luna. On passe un bon moment avec le groupe, et si ça vous interpelle, ils seront de retour dans le Nord le 1er novembre prochain au bar lillois Do It Yourself.

Lorsque la musique de BRUTUS m’est arrivée dans les esgourdes, j’ai pris un jolie claque tympanique. C’est donc très motivé que j’attends de voir les belges sur scène. Une salle comme le Poche, outre son aspect accueillant, a l’énorme avantage qu’il y a une grande proximité avec les artistes. On entre, on croise les membres du groupe en pause clope, limite on leur proposerait bien une bière. BRUTUS prend donc possession de la scène avec un plaisir manifeste de jouer. Il y a de suite une symbiose entre les 3. En amuse-gueule, ils nous balancent un « Fire ». Stefanie Mannaerts, la charismatique batteuse-chanteuse, en impose. Elle s’agite, ne s’économise pas, chante divinement bien. Au bout de quelques morceaux, l’alarme incendie retentit. Y-a-t-il un rapport avec le premier titre ? Va-t-on tous mourir carbonisés ? Pas ce soir. Le groupe fait fi de cela et embraye. L’alarme persiste quelque peu mais intègre bien l’ambiance de ce set à l’urgence et à la viscéralité certaines. Les deux albums du groupe, Burst et Nest le petit dernier, sont bien représentés. Le superbe «War» est interprété…magnifique. L’heure passe bien vite et voilà que «Sugar Dragon» clôture la soirée. Les musiciens, trempés de sueur, saluent un public conquis. Les deux mâles prennent leur dose d’applaudissements, alors que leur jolie acolyte a presque l’air gênée par l’ovation. Mais il ne faut pas ! C’est simplement mérité. BRUTUS…pas la peine de noter ce nom, vous allez de toute manière encore en entendre parler.

A vous Cognacq-Jay !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *